2009, "Je vais appaiser tes souffrances Bella"_

2009, "Je vais appaiser tes souffrances Bella"_
C'est dans ce genre de mensonges qu'on s'abime. On sublime un corps, on se l'approprie. On apprécie le goût sucré des lèvres, et les frissons qu'elles laissent à côté du nombril. On devrait plutôt se méfier de l'amour. Il est hypocrite, il est laid. Il nous laisse croire à des choses, il nous laisse imaginer que le meilleur reste à venir, alors que le pire est déjà devant nous. On est tous au bord du gouffre, le tout est de savoir s'arrêter au bon moment pour ne pas basculer. On appelle ça « le pas de trop », c'est un peu le même concept que pour l'alcool. Vous savez, ce qu'on raconte aux jeunes pour les prévenir avant une grosse soirée, leur dire de connaître leurs limites et tout ce qui s'en suis. Ne pas boire « le verre de trop » qui peut changer le cour d'une soirée. Le cour d'une vie. Et bien avec l'amour c'est la même, il faut savoir garder les pieds sur terre, au risque de tomber. Mais quoi qu'il en soit, même pour les plus prudents il est difficile de l'éviter. L'amour. C'est comme marcher sur du verglas, c'est trop dur de pas s'effondrer. Moi j'ai beau chercher, retourner la question dans tout les sens, l'amour n'est pas heureux. A trop marcher sur la glace on se casse la gueule. Les ongles craquent sur les dos des amants, on se blesse à jouer avec ces sentiment, ceux qui se promènent dans les hormones. C'est si bon de se sentir désiré. C'est encore meilleur de se sentir aimé. Même si ce n'est qu'une journée, qu'un instant. Mais quand tout fou le camp et qu'il ne reste rien, quand j`me retrouve seule dans le noir, enroulée dans des draps de désespoir. Quand je ne perçois plus les détails de son visage, mes yeux noyés par les larmes. Quand j'ai sur la peau pour couvrir mes cicatrices que l'absence et le silence, quand mon coeur se ressert. Quand je suis seule et vide, quand j'espère ton retour, J`me rend compte que rien ne peut te remplacer. Pas même un hurlement. Pourtant, nombreuses sont les fois où ma gorge a failli en finir. On appelle ça une brisure émotionnelle, un amas de sentiment plus proche d'un dégueuli que d'un bouquet de roses. Alors je crois qu'à ce moment là, il faut savoir abandonner. Savoir dire « c'est bon je pars, mon corps ne tient plus et le tien ne m'aide pas davantage ». Il faut savoir dire oui à la mélancolie et aux coups de couteaux dans le coeur. Savoir encaisser et garder sa rancoeur. Au plus profond de soi voir mal, mais fermer sa gueule, baisser les yeux, retenir ses larmes et bloquer ses souvenirs. Ne plus penser à toi, ne plus penser à nous. A ce que nous étions, à ce qu'on aurait été. Ne plus penser du tout. Et puis se dire que de toute façon ; que je parte ou que je reste, je préfère être là première à le faire. J'aime mieux avoir le rôle de la méchante. Je n'aurais pas supporté que tu m'abandonnes comme ça, pour une autre que moi. Je le sais, tu allais finir par me quitter pour une âme plus fraîche ou pour l'épaule d'une inconnue. Tu aurais eu d'un coup envie de voir une autre mer, bouffer une autre herbe, t'enfoncer dans un autre ventre. Tu aurais désiré cette brune qui te regarde du coin de l'½il, ou cette blonde qui t'fais penser à moi. Cette blonde qui elle est près de toi. Alors tu vois, moi je n'avais pas envie de subir ça.

# Posté le vendredi 01 mai 2009 19:48

Modifié le mardi 03 novembre 2009 16:06

2009, Enmerder les envieux_

2009, Enmerder les envieux_
Et voila. Tout recommence de nouveau, comme avant. Comme à chaque fois en fait. Et bien sur, ça fait toujours aussi mal. J'ai cette impression d'être sur le toit d'un immeuble de 30 étages et de perdre l'équilibre. D'être en chute libre, d'avoir à la fois cette putin d'euphorie dans le sang, mais cette peur au ventre. Cette peur qui me retourne les tripes et me mouille les yeux. Je tombe, et rien ne peut arrêter ma chute. C'est vertigineux, impressionnant, presque amusant. C'est vrai, dans le fond je suis pitoyable. Je m'attache inutilement, et je ne retiens rien de la vie. Je me surprends moi-même. Mais quoi que je dise, peu importe la façon dont je souffre, dont j'ai mal, dont je pleure, dont je tremble. Peut importe la façon dont je cède, dont je m'abandonne, je suis sure d'une chose : je lui appartiens, et c'est déjà bien.

# Posté le vendredi 03 avril 2009 09:00

Modifié le samedi 12 septembre 2009 06:59

Le 25 Mars 2009...

Le 25 Mars 2009...
Shady... Si je m'adresse à toi ce soir, c'est parce que de là où tu es, tu dois surement nous entendre, nous voir, nous sentir. C'est beau là haut, à ce qu'il parait. C'est mieux qu'ici, le ciel doit être plus bleu, les anges plus nombreux. C'est pour ça que Dieu t'a repris, on dit qu'il prend les meilleurs dans son paradis.
Tu nous manque Shady, la douleur que tu laisses dans nos coeurs est immense. C'est dur. Dur de ne plus t'avoir à nos cotés, dur de voir ta famille pleurer, tes amis, les gens qui ont toujours fait partie de ta vie. Je parle au nom d'eux aujourd'hui, au nom de tous ces gens qui t'aiment et qui prient pour toi à chaque moment depuis ce mercredi. Si leur amour avait suffit à te garder sur terre, tu ne serais jamais parti. Mais la vie est chienne tu sais, et les meilleurs partent toujours les premiers. Alors on va continuer de prier Shady, penser à toi est tout ce qui nous reste. Tu es dans nos coeurs, dans nos têtes, et chacune de nos pensées te sont décernées. Tu vie en nous.
Mon dieu, petit ange, tu ne méritais pas ça. Tu es parti trop tôt, tu étais trop jeune, et personne n'a eu le temps de te dire au revoir. C'est peut être parce que ça n'en est pas un, c'est peut être parce qu'on se retrouvera. Alors ce n'est pas un « adieu », ni même un « au revoir » que nous te devons Shady, c'est un « a bientôt ». On finira tous au même endroit, alors veille sur nous Shey, ne nous lâche pas, parce que nous on ne le fera pas.
Que Dieu soigne la souffrance que tu as laissé derrière toi, que Dieu te protège et fasse ce qu'il y a de mieux pour toi. On avait besoin d'un ange, mais ce rôle là toi tu l'accomplissais très bien sur terre. Puisque personne n'a eu la possibilité de te retenir à nous, puisque tu es parti sans nous prévenir vers un nouveau voyage en compagnie des étoiles, puisque la vie est ainsi, repose en paix Shady. On se retrouvera, Inch'Allah.

# Posté le vendredi 27 février 2009 06:37

Modifié le vendredi 27 mars 2009 10:47

Je suis totalement et irrévocablement désillusionnée.

Je suis totalement et irrévocablement désillusionnée.
Une envie de dire que,
Forte, ça ne veut pas dire que tu ne pleures jamais. Forte, ça ne veux pas dire que t'as jamais mal, que t'as jamais froid. Forte c'est rien de tout ça. Forte, c'est quand tu te relèves à chaque fois et que t'affiches un putin de sourire, parce que tu t'es pas laissé faire. C'est quand tu ne restes pas penchée et que tu décide de tracer ton chemin. Forte, c'est quand tu glisses, quand tu perds l'équilibre mais que tu t'accroche quand même à tout ce qui veut bien retenir tes espoirs fragiles, pour ralentir la chute. Forte, ça ne veut pas dire que tu n'as peur de rien ou que ton coeur est glacé par la froideur de tes sentiments. Quand tu es forte tu peux être fragile, avoir des faiblesses, parce que en fait forte ça veut dire qu'il faut faire avec. S'accepter et ne jamais baisser les bras, continuer à vivre parce que partir avant l'heure est lâche. Etre forte exclue les égoïstes de sa vie, demande à prendre sur soit pour garantir le bonheur des gens qui occupent notre coeur. Forte, ça veut dire avoir les larmes qui coulent, mais ne pas les tolérer, et les essuyer d'un revers de main rageur. Forte, ça veut dire hurler en silence, accepter de mourir un peu plus chaque jour. Sous les cris, sous l'hypocrisie, sous la bassesse. Forte ça ne veut pas dire invincible. Ca veut dire humaine. Juste humaine.

# Posté le mardi 06 janvier 2009 17:11

Modifié le dimanche 15 mars 2009 08:15

Si je ne peux écrire, c'est que ma jauge de bonheur est bel et bien en train d'exploser_

Si je ne peux écrire, c'est que ma jauge de bonheur est bel et bien en train d'exploser_
« Si je porte sur le monde un regard amusé, c'est par timidité et non par cynisme. Je n'aime pas à forcer mon humeur et j'aime mieux sourire que pleurer. Et l'on en voit beaucoup de nos contemporains qui font commerce d'émotions. Il n'est plus rien de naturel et l'on va dans la vie comme l'on va au théâtre, rire à la farce, pleurer à la tragédie ; et l'on est aussi faux à rire qu'à renifler ses larmes. Nous ne faisons que jouer à s'échanger nos masques et il n'est pas un mort sur son dernier lit qui ne soit aujourd`hui maquillé. J'ai, pour ma part, décidé en moi-même d'être heureuse car j'ai remarqué que le bonheur est bon pour la santé. »

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 10:10

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 10:35

Novembre 2008, mauvais souvenir_

Novembre 2008, mauvais souvenir_
Ce bracelet, posé par terre, au milieu d'une multitude d'objets en tout genre, à eut l'effet d'une bombe à retardement en moi. J`devais trouver un sujet d'improvisation qui montrerait ma sensibilité, et que je saurais jouer avec émotion. Et bien voila que je l'avais. Presque directement cette idée m'est venue à l'esprit, parce que si je veux qu`on me voit pleurer sur scène, il faut que je pense à cet homme, et à l'univers qu`il englobe. Vous me direz que c'est idiot d'associer cet objet à mon histoire, parce que dans le fond, ils n'ont rien en communs. Mais ça a eut l'effet d'une décharge, alors j`me suis lancée. En me rapprochant de la réalité, j'ai articulé mon discours autour de l'amour que j'ai eu un jour pour cette personne, et de l'importance que je donne à ce bijou. J`leur ai avoué dans un souffle que je m'étais promis de lui renvoyer un jour, pour lui témoigner mon amour. J`leur ai dit que c'était une babiole que je gardais en souvenir, une babiole pleine de secrets dont je ne pourrais me séparer. Bien entendu, dans la réalité il ne s'agit pas d'un bracelet ou de quoi que ce soit qui s'en rapproche, c'est quelque chose de plus minable encore, que je n`oserais dévoiler. Toujours est-il que vous ne vous imaginez même pas comment ça a été dur de retenir les larmes qui brulaient mes yeux, quand j'étais sur scène, devant eux. J'avais envie de hurler, mais sans savoir pourquoi. Au nom de quoi j'aurais crié ? Je ne sais pas. Peut être au nom d'un principe bidon parmi tant d'autres qui me pourri la vie. Peut être au nom d'une promesse intenable que je regrette de tout mon être. J`vous avoue qu`une fois encore je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui ne tourne pas rond chez moi.




Pour __ses __beaux __yeux -_plus__ rien __était __impossible_

# Posté le samedi 22 novembre 2008 08:25

Modifié le samedi 22 novembre 2008 15:48

Novembre 2008, un manque constant_

Novembre 2008, un manque constant_

Ma _petite _poupée, si tu _savais comme_ vous me _manquez, toi et tes_ parents.
Voila _deux mois _que je ne vous _ai pas vu, le_ temps passe| vite je le _sais, mais
c'est bien _ça qui me fais peur. J'aimerais _être là chaque jour pour te-| voir grandir,
j'aurais aimé_ être là _pour être _plus proche de_ vous, avoir l'impression_ de vous
connaitre_ vraiment. Y`a vos photos sur mes murs, et ces souvenirs dans _ma tête.
Ces_ rares |moments- où on_ se trouve _réunis, je _les gardes _précieusement. Ma
famille c'est -mon trésor, et cette distance qui nous sépare n'enlève en _aucun cas
sa _valeur. Mais parfois, je -regrette tout ça. Toute_ cette distance entre _nous, ce
manque _de temps quand- je suis avec _vous. J'aimerais me réserver_ uniquement
à _vous regarder rire, et à rire avec- vous. A vous serrer dans mes bras, et à _vous
dire que je _vous aime à m'en exploser _le coeur. Tu verras qu`en _grandissant, toi
aussi tu _te rendras compte qu'elle est géniale -|notre famille. On est éloignés_ mais
pourtant _si proche. Unis, voila le mot. Je n`ai jamais _ vécu avec mes deux- frères,
mais
_pourtant_ je les_ aime _comme _il se _doit, parce _que _les_ liens qui _nous
unissent
-sont plus forts que tout. Alors tu comprends Ilona que ce n'est pas_ facile
pour
_moi. Vous voir _tous réunis_ dans un -|autre pays, Toi, ta maman, ton_ papa,
tonton
_Manu et tata Aurélie, alors |que nous nous sommes içi, à plus de _5000 km
de
-vous. Avec ton _Papi Savane et ta- Mamie Jo, nous pensons très fort _à vous,
chaque
_jour. Un -|manque- constant se fait sentir, et quand_ je regarde les photos,
je
_ ne peux _m'empêcher _de sourire. Je _suis si -|fière, tu es_ si belle. Je _n'aurais
jamais
_pensé _pouvoir _t'aimer _autant. Je _compte_ les -|mois_ et les_ jours _me
rapprochant de vous. Bientôt je vous retrouverais, oui bientôt..
________________
sur la photo, Ilona et son Papa: mon grand frère Jérémie <3

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 16:44

Modifié le samedi 22 novembre 2008 09:30

Novembre 2008, un joyeux bordel_

Novembre 2008, un joyeux bordel_
Océane est perdue, elle ne sait plus quoi penser. Qu'est ce qu`il faut oublier, qu'elles sont les choses à négliger ? Son problème c'est qu`elle ne laisse rien au hasard. Certaines personnes voient ça comme une qualité, c'est vrai que ça peu être plaisant d`être organisée. Par exemple, quand il s'agit de préparer son sac la veille, de gérer la préparation d'un travail de groupe, ou encore de réussir un contrôle de maths. Savoir toujours ce qu`il faut faire au bon moment, et suivre un plan. Oui c`est ça, suivre le plan. Celui qui nous dit où aller, que faire et comment agir. Mais là ça ne lui sert à rien. C'est une histoire de sentiments, bons ou mauvais, qu`importe. Juste des sentiments dans un contexte apparent, des suites de réactions qui ne se coordonnent pas et qui sèment le brouhaha dans la tête de cette fille. Elle cherche le comment du pourquoi, et ne le trouve pas. Comment il se fait qu'elle en soit là, et pourquoi elle lui en veut comme ça ? Ce n'est pourtant pas sa faute, elle ne peut s`en prendre qu`à elle-même, mais elle refuse. C'est difficile d`admettre ses erreurs, aussi petites soit-elles. Il fallait juste qu`elle ouvre les yeux, Océane, et elle l'aurait vu, son erreur. Il lui aurait suffit de prendre le train suivant, de regarder calmement celui là s'en aller de la gare, et de le saluer poliment. Mais vous savez tous comment elle est, impulsive et obstinée. Elle ne voulait pas prendre le risque de rater de vivre tout ce qu'elle vi aujourd`hui. Alors oui, c`est de sa faute. Il faut qu'elle arrête de se plaindre deux minutes Boucle d'Or.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 16:21

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 15:57

Novembre 2008, les images me reviennent, comme le souvenir tendre d'une ancienne ritournelle, en plein mois de Novembre_

Novembre 2008, les images me reviennent, comme le souvenir tendre d'une ancienne ritournelle, en plein mois de Novembre_
Ce matin, ça sentait l'hiver. Enfin, je veux dire, concrètement quoi. Une bonne odeur, qui chatouille le nez, stimule la mémoire et fais remonter les souvenirs, tu vois. Ca fait du bien. Et puis quand j`suis arrivée au bahut, j`ai compris que tout le monde l`avait senti, cette bonne odeur. C'est comme si on s'était tous passés le mot, chacun avait sorti son nouveau pull. On venait de franchir un cap. Bien sur, c`était pas un froid glacial, on avait juste de quoi frissonner un peu avant de se remettre en short. Et puis c`est agréable comme période pour les amoureux. La plupart des filles prennent les pulls des garçons, et les plus chanceuses se retrouvent dans leurs bras, parce que à ce qu`il parait, il n`y a rien de mieux que la chaleur humaine. Et puis en rentrant chez moi, j`ai eu envie de ressasser mes vieux souvenirs des mois de Novembre avec mon américaine de copine. Ils datent. Les pauvres, ils étaient tout poussiéreux, et j`ai eu honte de les avoir laissés moisir dans ce ptit coin d`ma tête. Cet espace réservé au passé lointain est une véritable plaie pour eux. J'ai été marcher dans le quartier. Redécouvrir un peu l'arrière de ces immeubles et caresser les souvenirs qu`ils englobent, la rue dans laquelle je courrai comme une folle, suivie de près par ma meilleure amie. Figurez vous que les moutons y sont toujours, et que les cavités de la vieille route abimée n`ont pas changés. Je suis repassée dans ce couloir, je suis restée plantée devant cette porte au premier étage, en observant tous les défauts de son bois fatigué. Mon visage s'est fendu d`un large sourire quand j`me suis rappelé toutes nos bêtises, nos courses effrénées dans les escaliers et nos cascades sur la rampe bancale. Puis j`suis repartie.
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# Posté le lundi 17 novembre 2008 11:56

Modifié le lundi 17 novembre 2008 15:24